Publié dans One-shot, Science-Fiction

Player One

Ce livre est resté dans ma PAL pendant plus d’une année avant que je me décide à le lire. Je l’ai acheté à un endroit où je ne m’attendais absolument à trouver un livre de cette qualité. Si j’ai décidé de le prendre avec moi c’est parce qu’il m’avait fait penser à mon fiancé. Ce dernier étant un passionné de jeux vidéo, ce livre ne pouvait que me faire penser à lui.

Voici ce que nous raconte la quatrième de couverture:

2044. La Terre n’est pas belle à voir. Comme la majeure partie de l’humanité, Wade Watts passe son temps dans l’Oasis, un monde virtuel où chacun peut faire et être tout ce qui lui chante. Il rêve secrètement d’être celui qui décrochera le gros lot…

James Halliday, le créateur de l’Oasis, est mort quelques années auparavant sans laisser de successeur. Pour décider du sort de sa fortune, il a créé une véritable chasse au trésor. Battre des records à Pac-Man, réciter par cœur des paroles de Devo, et trouver les failles des jeux vidéo cultes : voilà l’unique moyen d’accéder à son héritage colossal. Des centaines de personnes ont essayé, en vain. Joueurs invétérés ou grands groupes corrompus, tous s’y sont cassé les dents.

Wade se dit qu’il serait peut-être capable de relever le défi. Et il résout la première énigme.

Player One est un livre qui a son propre univers, un univers quelque peu effrayant. La quasi-totalité de l’humanité passe son temps enfermée, connectée à un monde virtuel. Ils ne sortent plus, ne se déconnectent que pour subvenir à leurs besoins les plus primaires (manger et faire leurs besoins, de temps à autre se laver) et n’ont plus aucune réelle interaction sociale. Pour certains, cela pourrait être une vie de rêve. Mais personnellement, c’est un monde qui m’effraie. Même si je ne suis pas du genre très sociale, je ne pense pas que je serais capable de vivre de cette manière. Attention, je ne juge pas les personnages du livre, s’ils vivent de cette manière c’est pour échapper au monde réel qui est devenu plus que chaotique. C’est un moyen pour les personnages de se préserver, de se protéger, mais surtout d’être la personne qu’ils souhaitent être.

Pendant tout le livre, nous suivons le personnage de Wade alias Parzival. En réalité, le livre pourrait être vu comme une sorte de journal de bord (sans les dates, etc.), nous vivons l’histoire à travers les yeux du personnage ou plutôt à ses côtés, il nous raconte comment il en est venu à participer à la quête et nous le suivons durant quasiment toute la durée de la quête. Ce personnage est attachant même si à certains moments j’ai eu quelques envies de lui mettre des claques. A un moment en particulier, je n’ai plus vraiment été en phase avec le personnage principal. (/!\ SPOILER ! Le fait qu’il mette sa quête de côté voire en arrive à l’oublier m’a déplu, surtout quand on sait la raison pour laquelle il met sa quête entre parenthèses : une petite peine de cœur) Les autres personnages, qui sont également sympathiques, prennent de plus en plus d’importance au fur et à mesure que l’on avance dans l’histoire.

A l’intérieur on trouve une quantité astronomique de références culturelles aux années 80, des références à des livres, à des films, à des séries, à des émissions de télévision, à des musiques, à des artistes en tout genre mais surtout des références dans le domaine vidéoludique. S’il y a quelque chose à laquelle je ne m’attendais pas, c’était bien d’augmenter à tel point ma connaissance des années 80 avec un livre de science fiction. L’auteur a une incroyable culture générale sur les années 80, il n’hésite absolument pas à la partager avec nous, cela fait de lui un très bon auteur mais également un auteur très généreux.

Les seuls petits points faibles que j’ai trouvé à ce livre sont ces quelques petites longueurs. Le début est un peu long mais cela est totalement normal, après il faut du temps pour mettre en place un tel univers tout en intégrant tant de références et de notions. Mais une fois la première clé trouvée, j’aurais aimé que la quête devienne l’enjeu principal, je veux dire qu’il n’y ait pas d’interférence dans la quête.

J’ai trouvé très intéressant de voir ce monde à travers les yeux de ces jeunes de mon âge.La manière dont ils interagissent ensemble mais surtout leurs regards sur le monde extérieur.


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Ernest Cline

Michel Lafon

404 pages

21€

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2 commentaires sur « Player One »

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