Publié dans One-shot, Science-Fiction

Bioshock: Rapture

Bioshock: Rapture est un livre écrit par John Shirley, paru pour la première fois en 2011. La version française est sortie chez les éditions Bragelonne et a été traduite par Cédric Degottex. Avant de vous partager mon avis, je vais vous faire un petit résumé.

C’était la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Le New Deal du président Roosevelt avait redéfini la politique américaine. Les bombardements de Hiroshima et Nagasaki avaient créé la peur de l’annihilation totale. L’émergence d’agences gouvernementales avait rendu la population méfiante. Le sentiment de liberté du peuple s’était étiolé… Et nombreux étaient ceux qui voulaient retrouver cette liberté.
Parmi eux, un grand rêveur, un immigré qui s’était tiré des abysses de la pauvreté pour devenir l’un des hommes les plus riches et les plus admirés au monde. Il s’appelait Andrew Ryan, et il avait la conviction que les grands hommes méritaient ce qu’il y avait de mieux. Alors il s’est mis en quête de l’impossible : une utopie libre de gouvernement, de censure, de restriction morale… Il a créé Rapture, la lumineuse cité sous les mers.
Mais l’utopie a été frappée d’une terrible tragédie. Voici comment tout a commencé… et tout a fini.

Ce livre est basé sur un jeu vidéo à succès du même nom, paru en 2007. J’avais adoré le jeu et je peux vous dire que j’ai tout autant aimé le livre. Je l’ai savouré ce livre. J’ai mis une petite vingtaine de jours pour lire quatre cents pages, ce qui est vachement long comparé à d’habitude, mais je voulais profiter un maximum de cet univers et ne pas simplement le lire à la va-vite.

Je vais vous parler brièvement de quelques personnages plus ou moins importants. Commençons par Andrew Ryan, qui est tout de même à la base de cette histoire. Cet homme est un multi-milliardaire qui n’est pas satisfait par ce qu’il voit dans le monde où il vit, donc il décide de créer son monde avec ses propres règles. Je parvenais à le comprendre sur certains points mais pas sur tous, je dois l’avouer. On le voit peu à peu perdre le contrôle de son petit monde mais également se perdre lui-même. Sans s’en rendre compte, il finit par être totalement manipulé par ses ennemis. Il est prêt à tout pour être le numéro un mais également pour avoir le dessus sur tout le monde, il en devient presque terrifiant voire fou.
Ensuite, probablement le seul personnage auquel je me suis réellement attachéeBill McDonagh, un plombier qui se fait traiter comme un moins que rien par son patron se fait repérer par Ryan, qui le ‘’sauve’’ de sa vie ‘’merdique’’. Ce personnage a une grande importance dans cette histoire. C’est un homme lambda. Même si au début il partage la même opinion que Ryan et lui est très loyal, il se rend compte au fur et à mesure que son patron s’éloigne peu à peu de ses idéaux de base et perd un peu l’esprit. Bill est vraiment attachant par sa loyauté envers ses amis mais surtout par sa dévotion à sa femme et sa fille.
Sullivan, chef de la sécurité engagé par Ryan, est un homme alcoolique et perdu. Celui-ci boit pour oublier ses regrets et ses erreurs. Il est très loyal à Ryan, voire trop, et ça va lui coûter cher.
Passons à Frank Gorland qui changera deux ou trois fois d’identité durant le livre. Cet homme est une sorte de mafieux qui veut absolument s’approprier tout ce qui lui permettrait d’amasser de l’argent et du pouvoir. Au départ je le considérais pas comme quelqu’un de réellement dangereux, mais plus on avance dans l’histoire, plus on remarque que cet homme est extrêmement dangereux, fou, espiègle, manipulateur et malheureusement intelligent. Il va être à l’origine des choses humainement horribles.
Ensuite passons au célèbre Sander Cohen, cet artiste complétement drogué et cinglé. Ce personnage me faisait autant froid dans le dos dans le livre que dans le jeu.
Maintenant au tour du Dr Brigid Tenenbaum, j’avais beaucoup de mal à la comprendre au départ. C’était une femme très froide et mécanique, elle me faisait l’impression d’être un robot. Mais un changement va s’opérer chez elle et on va apprendre quelques détails sur elle qui ont éveillé de la sympathie chez moi.
Le Docteur Suchong est un scientifique coréen, complétement obsédé par a science. Cet homme voit en chaque être humain un simple cobaye. Il ne ressent aucune compassion ou sympathie.
Pour finir, nous avons le Dr Steinman, le chirurgien plastique. Celui-ci est tout aussi taré que Cohen, si ce n’est plus. Il se considère comme le futur Picasso des bistouris. Grrr, rien que d’y repenser j’en ai des frissons…

Ce livre est sincèrement bien écrit, les phrases ne sont pas trop complexes mais pas simplistes non plus. Selon moi, la traduction a été parfaitement exécutée, aucune phrase ne sonnait bizarrement. Les phrases sont parfaitement formulées, il y avait même quelques mots que je ne connaissais même pas.

Je dois bien avouer que le début du livre m’a semblé un peu long mais la seule raison est que comme je connaissais la ‘’fin’’, j’étais impatiente d’avancer dans l’histoire. Ce livre a vraiment su jouer avec mes émotions, l’auteur m’en a fait voir de toutes les couleurs. J’ai été émue, agacée, choquée, interpellée…

La trame du livre est fantastique, il y a sans cesse des rebondissements, même quelques scènes d’actions. C’est vraiment un livre qui nous fait réfléchir.

J’ai adoré ce livre. Est-ce un coup de cœur ? Bonne question ! Le temps nous le dira, mais je pense bien que c’est le cas. Je recommande ce livre à absolument tout le monde !

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John Shirley

Editions Bragelonne

403 pages

Sortie : 17 février 2016

23€

  
 

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